Désaffection américaine pour l’achat d’antiquités françaises : le cours peu favorable de l’euro n’est pas le seul responsable
Sur la côte californienne, entre Los Angeles et San Francisco, le son de cloche est le même chez les antiquaires spécialisés dans les antiquités décoratives françaises (mobilier et objets) : depuis l’année dernière, les affaires marchent mal. Cette région, moins portée sur le design que New York, est d’ordinaire friande de mobilier français d’époque. Les marchands se retrouvent donc avec des stocks qu’ils ont autant de mal à vendre qu’à renouveller vu le taux de change peu favorable de l’Euro. Il suffit de se rendre dans les supermarchés pour constater que les biens de consommation courants sont devenus relativement chers. Les exportations d’antiquités françaises semblent donc autant souffrir du cours élevé de la monnaie européenne que de la hausse du pétrole qui renchérit l’acheminement des marchandises à travers le pays. Les pièces exceptionnelles, comme partout dans le monde, se vendent par contre très bien.
Pierrick Moritz
Tags : Culture aux USA, Los Angeles, Mobilier XVIIème/XIXème, San Francisco